Les Heures de Parfum XI – L’heure Perdue

Nous avons un peu zappé la rubrique « parfums » ces derniers temps. Est-ce un hasard ou un manque d’enthousiasme ?… Peut-être un peu des deux. Heureusement, pour nous réconcilier avec les belles fragrances, on peut compter sur le nez de Cartier, Mathilde Laurent. Avec un tempérament bien trempé, toujours en éveil, à l’écoute, surtout olfactive, de ce qui l’entoure, elle livre des interprétations à la fois contemporaines et riches en paradoxes. Aujourd’hui, la femme est multiple. L’homme aussi d’ailleurs ! Comme nous, elle regrette un peu que le marché du parfum vende trop souvent son âme au diable « marketing ». Du coup, toutes les fragrances se ressemblent, deviennent interchangeables, sans consistance et disons-le, sans aucun intérêt. Parfois même pas celui de nous permettre de sentir bon ! Côté idées reçues, Mathilde fait le ménage. Pas question de parler de parfum d’été ou d’hiver. Elle en veut pour preuve qu’en Orient, les parfums envoûtants sont particulièrement prisés. Le bon parfum est celui qui vous correspond. Peu importe sa famille ou sa composition. Les diktats en matière d’effluves sont aussi dépassés que ceux en matière de grands vins. Rien n’empêche de savourer un grand cru avec un jambon-beurre. Le principe est toujours de revenir à l’essentiel, à savoir : le plaisir. D’accord, les parfums d’exception signés Cartier ne sont pas franchement donnés. Mais nous, mère autant que fille, on préfère mettre un peu moins d’un excellent parfum que de nous asperger d’un jus destiné, comme le dirait Mathilde en souriant, à une gamine un peu « punk ». L’élégance n’a pas de prix ! La collection, Les Heures de Parfum, comportera au final treize jus inattendus fragrances de haute parfumerie. Treize interprétations poétiques. L’heure Perdue… une heure charnelle, au parfum lacté, un souvenir poudré, intime. Est-ce parce qu’elle doit tout à la science, si douée pour faire croire au naturel
là où elle agit en alchimiste, explore l’artificiel à travers un précipité des plus grandes molécules de synthèse avec une préférence pour la vanilline, cet aldéhyde aux arômes de volupté dont l’aura soyeuse flotte sur cette onzième heure perdue
et progressiste, démythifiant l’idée reçue selon laquelle la beauté ne vaudrait que si elle est naturelle

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Eau de parfum vaporisateur, 75 ml – 260,50 euros (prix conseillés en Belgique à partir de janvier 2015)

En vente chez Cartier et distributeurs spécialisés.

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